top of page

Au cœur du vide laissé par l'expérience du deuil

  • Photo du rédacteur: Lee Portal
    Lee Portal
  • 22 oct. 2024
  • 2 min de lecture

Le deuil est souvent associé à la disparition, au manque, à la perte. Pourtant, un aspect moins exploré demeure au cœur de cette expérience : le vide. Plus qu'une absence, ce vide devient un espace complexe à décrypter, entre appel, effondrement et ouverture. Comment s'y confronter sans chercher à le combler, mais plutôt à l'accepter comme un terrain fertile de transformation ?


Lorsque le deuil est évoqué, on parle souvent de disparition, de perte et de manque. Toutefois, une notion qui reste souvent moins travaillée est celle du vide. Jean-Charles Bettan, dans ses séances d’hypno-analyse, explorait cette idée en se focalisant sur la notion de creux, prenant notamment comme exemple le creux de la main. Ce creux était associé à des moments de vie des patients : trous, manque, absence, attente, disponibilité, appel, désir. En psychanalyse, le vide représente un véritable enjeu à explorer. Il ne s’agit pas simplement d’un constat ou d’une coupure qui survient dans notre existence. Le vide est un espace qui conduit à une aspiration, un effondrement, un appel, ou encore une ouverture.



Lydia Flem aborde également cette notion en évoquant les objets ayant appartenu aux parents. Que faisons-nous de ces objets, qui pour nous, ne sont presque rien ? Comment acceptons-nous de faire le vide de ces possessions, sans que cette disparition soit teintée de culpabilité ? Car cet acte peut induire un sentiment de mise à distance, de désintérêt, voire d’effacement des parents. Comment éviter de rester fixé sur le passé ?



Le vide convoque un acte, une réinvention de soi nécessaire, une redéfinition de la personne que nous devenons. Il faut alors se demander : comment échapper à la nostalgie, au regret, à un attachement futile, alors que le présent nous pousse à continuer ? Le vide appelle un travail de déchiffrage. En quoi l’expérience de la perte et du deuil pourrait-elle déterminer le désir de devenir psychanalyste ?



Il est crucial de ne pas tomber dans le piège de vouloir absolument combler le vide laissé par ce qui nous a abandonné. Le véritable objectif est de parvenir à être en paix avec ce vide, de l’accepter comme un espace créateur plutôt que comme un manque à combler.

Aspirer vers la paix
Illustration de l'aspiration vers la paix

 
 
 

Commentaires


bottom of page